« Le chercheur », par Lars Muhl (Flammarion)

J’étais très enchantée qu’on m’ait offert l’épreuve non corrigée du Chercheur. Ce genre de texte me plait particulièrement. Je salivais à l’idée de m’évader dans une aventure initiatique écrite sous la forme romanesque. Ça change des trucs arides, moins poétiques, qui ne laissent pas beaucoup de place pour l’imagination. La littéraire en moi jubilait. Après tout, ce premier tome d’une trilogie a été traduit en plusieurs langues avant d’être offert en français.

Si l’homme  m’interpelle par sa quête et par son surprenant chemin, son texte, dont les premières pages m’emballaient, à fini par me tiédir. Tiédir dans le genre presque froid.

Alors que sa vie frôle le néant, un appel téléphonique le place sur le chemin du Voyant, un être qui va transformer son existence. Je l’aurais appelé plutôt le Guérisseur, mais je ne m’enfargerai pas dans les fleurs du tapis. De façon plutôt inusitée, dans une atmosphère onirique, il rencontre cet être énigmatique à Montségur, endroit mythique et historique où les cathares ont trouvé la mort par centaines sur le bucher. Les épreuves physiques que le Voyant lui impose démontrent en réalité à quel point notre narrateur s’encombre de toute cette lourdeur reliée aux maladies, aux émotions, aux pensées et à sa résistance à tout laisser aller pour vivre pleinement et intensément le présent.

Ce roman initiatique, où la réalité dépasse complètement la fiction, s’adresse au lecteur avisé. Les impressions, les personnages et les évènements flottent dans un espace-temps vaporeux, abolissant d’emblée ces lignes droites et bien définies qui rassurent notre égo. Le défi de certains passages, c’est qu’il faut laisser le mental de côté, ne pas essayer de rationaliser, de visualiser avec nos limites et notre propre compréhension. Autrement, on s’y perd. Mieux vaut ressentir le texte que d’essayer de croire. Autrement, nous sommes fichus, car l’égo adore s’en mêler.

En ce sens, le livre en raconte peut-être un peu trop. Trop de détails sur une expérience trop intime et abstraite. À lire ce trop-plein de flux cosmogonique et énergétique, page après page, ligne après ligne, même un lecteur averti risque de frôler l’overdose. À petite touche, le roman aurait sans doute été plus agréable à lire. Ici, je pense à L’Alchimiste.

Je suis pourtant à l’aise avec les énergies subtiles, le pouvoir de guérison à distance, la conscience du foisonnement de l’invisible. J’ai l’habitude de ces textes, de cette pensée, de ce ressenti. N’empêche, cette autobiographie romancée m’a laissée plutôt froide, lectrice distancée par ce texte qui se trouvait devant moi, comme s’il ne me concernait pas, comme si je ne m’y retrouvais pas. Pourtant assez court, j’ai mis trop de temps pour le terminer. Lisant principalement le soir, je m’endormais entre les pages, les longues explications abstraites ayant sur moi un effet soporifique. Dommage, car l’enseignement qu’il contient mérite d’être divulgué partout dans le monde. Seulement, sa forme un peu trop abstraite en rebutera sans doute plusieurs.

Pourtant, j’aurais voulu AIMER ce livre. Il n’est pas mauvais en soi. Il m’attire en même temps qu’il me rebute. Je suis restée accrochée au sommet de Montségur, subjuguée par cette quête d’un Graal spirituel, de cette forme élevée de conscience que les cathares possédaient. Le reste, pour moi, s’est transformé en une pâle impression.

Je le relirai peut-être, d’un seul trait, cette fois-ci, sans poses trop longues ou en évitant les petites doses, pour ne pas me laisser distancer par le texte. Telle a été mon erreur, je crois. Le lire en petites bouchées n’a fait que m’éloigner de ce qui, au départ, avait drôlement piqué ma curiosité.

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Fa longtemps…

… que j’pas v’nue ici. J’écrivais ailleurs, faut dire. Mon défi de faire toutes les recettes de la Dolce vegan? Je ne l’abandonne pas. En tout cas, pas vraiment. En fait, un p’tit peu, mais sans l’abandonner pour vrai. Je suis en train de les faire pas mal toutes, toute la gang, mais ça me demande un temps fou à gérer ce défi, à compiler les recettes, à écrire ce que j’en pense, etc. etc. etc. Un temps que je ne prends pas à cuisiner, ou à écrire des trucs plus sérieux. Sérieux pour moi. Donc voilà.

Mon yoga virtuel.

Oyé oyé! Me voici maintenant fière collaboratrice du site Mon yoga virtuel. Parce que j’ai une feuille de route un p’tit peu appréciable et parce qu’il m’arrive d’apprendre de mes erreurs… J’ai décidé d’y écrire des billets sur ce même ton humoristique qu’on retrouve dans mon livre.

Vous trouverez mon premier article ici. N’hésitez pas à écrire vos commentaires si ça vous tente et même d’éventuelles suggestions.

Bonne lecture et de joyeuses fêtes si on ne se « jase » pas entre-temps!

Le défi « La Dolce Vegan! », recette 38: simple crunchy granola, p.48.

Une autre recette de granola, crunchy, cette fois-ci, donc rôtie au four, donc qui ne pogne pas entre les dents, donc les enfants ne chialent pas, donc donc donc donc.

C’est un heureux mélange de flocons d’avoine, de noix de coco râpée, de germe de blé (ou de chanvre!), de noix de grenoble, de tournesol, de cannelle, de sirop d’érable et d’huile de pépin de raisin. Un mélange gagnant même si, comme vous le savez, je ne suis vraiment pas céréales le matin. Je fais ça pour les « nenfins », comme on dit.

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En marge, dans mon livre, en un beau matin du 5 novembre, j’ai marqué: « À refaire! Encore et encore! »

Compris?

 

 

Le défi « La Dolce Vegan! », recette 37: monday morning muesli, p. 46.

Oui oui oui!

Recette facile de muesli qui est, dans mon cas, 97,465% biologique. Ça contient des flocons d’avoine, du chanvre (au lieu du germe de blé), du sésame, des graines de tournesol et de citrouille, des noix et des fruits. On pitche tout ce beau monde dans un contenant, on fait des « sico sico par-ci » et puis on récolte des commentaires du genre « Mamaaaannnn! Ça pogne entre les deeeennnnts! » Au beau final, même si je ne suis vraiment pas du type céréales, je serai prise pour les manger tu-seule. Elles sont bonnes. Vraiment. C’est bébé-fafa parce qu’on ne les fait pas cuire au four. C’est pour ça qu’elles sont un peu difficiles à mâcher, mais c’est ce que j’aime. Tant mieux, car il m’en reste environ 5 tasses! Qui s’invite pour le p’tit dej’?

Le défi « La Dolce Vegan! », recette 36: curry almond burgers, p. 160.

Traduction libre: délectables burgers aux amandes parfumés au curry, qui se tiennent bien et qui n’ont rien à voir avec les burgers du McDo. Plaisir assuré ou argent remis.

C’était ma traduction libre. Ça veut tout dire, n’est-ce pas? Il faut dire qu’ils sont vraiment géniaux. Le mélange ne contient aucun haricot, mais plutôt du sans viande haché du type « Yves ». Je n’ai jamais vraiment aimé les imitations de viande et j’ai toujours préféré m’en passer. J’avoue pourtant que pour cette recette, nos yeux n’y voient que du FEU. Les enfants ont adoré la texture, mais ils ont grimacé un peu car j’y ai mis quand même une cuillère à table de curry pour quatre boulettes. Bon, vous me direz que ce n’est pas beaucoup et je vous répondrai que vous avez entièrement raison. Je vais diminuer la quantité de curry la prochaine fois. Qu’est-ce qu’une mère ne ferait pas, hein?

Le défi « La Dolce Vegan! », recette 35: coconut curried veggies, p.161.

S’il y a une recette que j’amène avec moi sur une île déserte ou bedon sur la planète Mars, c’est bien celle-là. C’est avec la joie dans mon coeur et les yeux dans l’eau que je vous présente MA recette fétiche, celle que je fais quand j’ai envie de manger un truc qui réveille les papilles. Celle que je fais quand je mets la main de manière purement accidentelle sur mon pot de riz au jasmin. Celle que je fais quand je mets la main (pur accident!) sur une pauvre boite de lait de coco esseulée. Celle que je fais quand mon frigo est vide. Celle que je fais minimum une fois par mois. Celle que je fais quand nous sommes 4. Ou bedon 6. Ou bedon 8. Celle que j’arrose copieusement de sriracha, parce que c’est bon. Celle que celle que celle que.

 

Ma recette à moi. Ça goûte bon le lait de coco, le riz au jasmin, le curry, les haricots rouges et autres babioles. Le plat est magnifique, les couleurs sont magnifiques, le goût est magnifique et mon idée d’avoir acheté le livre est absolument magnifique.

 

Ça me donne le goût d’en faire… TOUT DE SUITE!

 

Eh bien! Zut de zut! Plus de riz au jasmin!!!!

Le défi « La Dolce Vegan! », recette 34: Nutty oatmeal raisin cookies, p. 221.

Bon! Une autre sempiternelle recette de biscuits! Mon petit côté « jesuisconservatrice.com » se pointe le bout du nez chaque fois que j’essaie une nouvelle recette de biscuits. On s’entend que côté ingrédients, je me fie la plupart du temps à ce qui est imprimé sur le papier, à part peut-être les ingrédients qu’on ajoute pour faire plaisir, comme les « bibittes » au chocolat et les raisins secs. Le sucre, aussi, que je diminue toujours un peu et que je remplace souvent par du sucre de coco, que je trouve moins sucré, plus caramélisé, plus punché. Et la farine blanche, également, que je remplace par de la farine d’épeautre (bio, ma chère!) ou par mon mélange sans gluten, Finalement, je change bien des choses… Mais je m’éloigne du sujet, là!

J’ai dû ajouter quelques cuillères à soupe de lait d’amande car le mélange était trop dur à mon goût. Ma gang a aimé, mais elle n’est pas tombée en extase non plus. Moi de même. J’y ai goûté une ou deux fois, sans plus. Entre cette recette et celle d’Isa (EEESA) Chandra, je préfère, et de très très loin, la seconde version.

Vous remarquerez, en bas, à droite, le bout de biscuit restant… C’est qu’il y a de petites souris, dans mon patelin! De toutes toutes petites souris.