Archives de la Catégorie Où sont mes frisettes?

Parce qu’il m’arrive (souvent) d’être perdue.

Méditation. Effet numéro 412.

Méditation. Effet numéro 412.

Voici donc un autre effet qu’amène cette méditation dans ma vie:

Incapable de manger ne serait-ce qu’un minuscule bol de chips ou une tranche de pain ou un bol de céréales ou un minuscule plat de pâtes sans me payer de bons brûlements d’estomac et sans ressembler à une femme sur le point d’accoucher.

Tranquillement, je me métamorphose en lapin.

Comme une visite au Biodôme.

Comme une visite au Biodôme.

Chez moi, c’est un peu comme au Biodôme, section forêt laurentienne.  Quand je ne rencontre pas des oies sur mon chemin, c’est souvent des canards…  Ou des cyclistes. 

Eh bien hier, en prenant ma marche quotidienne, une dame dans sa voiture me pointe en riant le côté gauche de la route.  J’ai cru devoir affronter une folle quand j’ai vu une silhouette massive et courtaude qui ondulait dans les herbes, la fourrure brune et la queue plate comme celle d’un… CASTOR.  Un castor chez moi, qui traverse la rue, comme ça, sans se soucier trop trop des voitures qui roulent à 100 kilomètres à l’heure.

Temps d’arrêt.  Les enfants sortent de la maison, curieux de voir ce qui perturbe ma marche sacrée.  Il faut dire que c’est la première fois que nous approchons si près d’un castor!  Il ne se souciait pas de nous; il cherchait son plan d’eau et savait qu’en traversant la rue, il rencontrerait une rivière bientôt. 

Rêveuse, je poursuis la route jusqu’à ce que je remarque sur la route des plumes longues et colorées.  Mon regard se pose sous un arbre, et je vois un magnifique canard.  Un mâle, le cou vert bouteille, qui regarde les canards, un peu éloignés, qui mangent sur le terrain d’un voisin.  Jusqu’ici, rien d’anormal.  Nous vivons avec les canards, par chez moi.  Mais ce qui était anormal, par contre, c’est que je m’approchais de plus en plus sans qu’il soit pris de panique.  Il restait là, près de l’arbre.  Et c’est à ce moment que je l’ai vue.  Une cane brune.  Blessée, sans doute.  La propriétaire des plumes sur la chaussée.  Un cycliste?  Une voiture?  Ici, des familles de canards traversent la rue régulièrement, en prenant leur temps et en humant l’air.  La cane respirait, ne bougeait plus, jusqu’à ce qu’elle roule sa tête sous son ventre, acceptant son sort.  Le mâle, calme, a regardé son groupe s’éloigner, partir vers la rivière.  Lui est resté là,  sous l’arbre, à quelques pas de la route meurtrière, refusant d’abandonner la cane souffrante.

J’ai cogné aux portes.  Personne.  La maison voisine.  Personne.  Je suis restée tout près de l’arbre, impuissante, ne sachant que faire pour aider les deux canards, décidant finalement de faire confiance en la nature. 

J’étais triste et émue.  Le canard n’a pas quitté la cane.  Il s’est approché d’elle, encore un peu plus, et est resté là alors qu’elle mourrait.  Peut-être est-il parti?  Ils sont trop loin de chez moi pour que j’y aille avec Charmant-Tombeur, ce matin. 

En allant marcher, le soir, je rencontre des chiens et leurs maîtres.  Des chevaux.  Des vaches.  Des cyclistes.  Des oies.  Des enfants.  Un castor et deux canards, dont l’un refuse de quitter sa compagne blessée.

 

Livre numéro je ne sais plus trop combien du défi lecture.

Livre numéro je ne sais plus trop combien du défi lecture.

Et puis zut.

J’avais promis d’écrire certains passages du succulent “Conversation avec Dieu” de Neale Donald Walsch.  Pour ceux qui n’ont pas peur de se faire dire leur quatre vérités, parce que ce livre nous brasse la cage en titi.  Là-dedans, n’allez pas croire qu’on nous sert des compliments à grandes claques dans le dos.  Tout est dit, sans jugement, sans reproche, sans rien.  Très gentiment, mais sans trop mâcher les mots.  Nous nous berçons dans l’illusion.  Dans ma tête, ça a fait “tilt”:  il faut être complètement fous pour se rendre compte que la planète se perd.  Système d’éducation?  Pourri.  Les gouvernements?  Pourris.  Notre état de conscience?  Niveau maternel.  À l’état primitif.  Bon, j’extrapole.  Pas le choix, le livre compte plus de 800 pages, trois tomes en tout.  Nous vivons dans un monde DÉSOLANT, et très peu de gens manifestent un tant soit peu le désir que ça change.  Trop bien dans notre inconscience.

J’avais promis des passages, mais faudrait que je copie le livre entièrement.  Et pour quoi?  Pour me faire dire que c’est du blabla, et que c’est impossible, des idées de grandeurs, gnangnangnan, et que patati?  Plutôt laisser faire.  À chacun sa sauce.

Continuons à croire que les bombes qu’on lâche lousse sont une preuve d’amour et de conscience humaine et que la misère des autres ne nous concerne pas.

Continuons à croire que tout va bien même si plus grand-chose ne va.

Sauf que moi, plus capable de faire semblant.  Il y a zéro culpabilité dans cet état de conscience.  Zéro flagellation. Zéro abandon.

Être tout simplement conscient de notre inconscience.  Un début de.  Une pointe de.  Un peu de lumière dans… C’est déjà ça, non?

Namasté!

spleen.

spleen.

Ousama Ben Laden est mort, tué par les Américains.  Un terroriste tué par d’autres terroristes.  Vive la justice, vive la démocratie, vive l’hypocrisie, vive la vie, vive la mort, vive la guerre, vive le sang, vive les grands esprits.  Ou quelque chose du genre.  Évidemment, j’ironise.

Michael Ignatieff a travaillé auprès de Georges Bush.  Guantanamo, ça serait lui.  Il a vécu partout dans le monde, sauf au Canada, et se dit fin connaisseur des besoins des Canadiens. Qu’est-ce qu’il a dit encore?  Ah oui!  Ça me revient.  Il a déjà dit que le nationalisme québécois est un risque pour la démocratie.  Voilà des paroles qui font peur.  Même rétractées.  Un homme intelligent et effroyable!

Notre planète ne nous supporte plus.  Il suffit d’ouvrir la télévision pour le constater.  Il en faudrait des dizaines comme elle pour nous supporter.  Elle exprime sa colère contre ses détracteurs aveugles.  Et elle a raison.  Nous sommes aveugles.  Je suis aveugle.  Ouh ouh!  Il fait noir noir noir, je veux voir voir voir!  Clic il fait clair, vive la lumière!  Chanson de mon enfance et de l’enfance de mes enfants.  De la lumière.  Il nous faut de la lumière.  Facile.  Il suffit d’en créer.

Ça, c’était les mauvaises nouvelles.

La bonne nouvelle?

Je suis en feu!

Hein? De kossé? Je rêve ou quoi?

Hein? De kossé? Je rêve ou quoi?

SCANDALE dans la classe d’Enfant du Siècle, 6 ans.


J’ai glissé dans son sac d’école un sachet de fèves de soya rôties, non salées.


Elle a mangé sa collation seule dans son coin, en quarantaine, telle une lépreuse, pendant que ses camarades bouffaient ici un fromage, là un Yop, au fond un yogourt, à droite un Ficello et à gauche un Handi-Snacks.   Sachant que le lait est quatre fois plus allergène que le soya, ça me scie les jambes.  Et les bras.


Elle a lavé soigneusement ses mains après sa collation.  Parce que les fèves de soya, c’est dangereux.  Parce que les fèves de soya, ça mord.  Où ça?  J’sais pas.  Je me le demande encore, les bras coupés par la surprise et l’indignation.  Tant d’ignorance me donne presque le mal de coeur.


Avant de me décourager pour vrai, je vais attendre, souriante, confiante, la réponse du professeur.  Parce que ma fille, ça lui arrive de tricoter des histoires.  Parce que ma fille, de l’imagination, elle peut en vendre à rabais.  Mon p’tit doigt me dit qu’elle a partiellement raison, à part la visite chez la directrice.  Ça, je n’y crois pas.  Elle a même avoué sous la torture (mon oeil perçant-sang-sang) qu’elle n’y était pas allée.  Fiou!  Ça aurait été le boutte d’la marde, comme on dit en bon français.


En espérant que ça soit un poisson d’Avril en retard.

Non mais…

Non mais…

Soyez honnêtes avec moi, les filles!  Cessez de jouer à la cachette avec votre best virtuelle!  Est-ce que je vous cache quelque chose, moi qui dis tout le temps tout, souvent trop de tout, je l’admets, mais au moins, qui dis quelque chose?  Quel est votre secret pour élever 2 enfants, ou 3, ou 4 ou 9, vivre dans une maison à faire rougir Manon Leblanc, conduire une voiture à faire rougir mon Roméo, toujours avoir l’air frais et reposé, les sourcils épilés, les jambes épilées, les aisselles épilées, le bikini et tout ce qu’on doit épiler… épilés!  Comment faites-vous pour être siiiiiiiii belles et siiiiiiii parfaites et siiiiiiii musclées et sportives et en santé et élever des enfants siiiiii beaux et siiiiiii intelligents qui ont trois mille cinq cents activités dans la même semaine?  Allez!  Dites-moi comment vous faites pour anticiper 15 ans à l’avance l’avenir de votre enfant et lui acheter un cheval alors qu’il ne sait ni lire, ni écrire?  Dites-moi combien de clones de vous-même sont cachés dans votre mégaaaaaaaaaaa garde-robe impec à la IKEA?  Dites-moi votre secret, en secret, et je vous soufflerai très FORT pour que personne n’entende comment je sais si bien foutre le bordel chez moi!


D’accord?


D’accord!

Bon! Me voici encore prête à recevoir des tomates pourries au visage!

Bon! Me voici encore prête à recevoir des tomates pourries au visage!

J’ai lu des lignes tout à fait inquiétantes dans le document broché “à l’intention des parents” “sur le fonctionnement de l’école”.  L’interdiction du piercing m’a bien fait rigoler et vieillir du même coup!  Mon nombril n’est même pas percé, moi, à 36 ans, alors j’imagine facilement qu’on me relèguerait dans le rang des “pas cool”.  Je n’ai que 36 ans (ben quoi?  Ma vie commence à peine!) et voilà que je suis à la tête du rang des croutons.  Fadette!  Te réveilleras-tu un jour?


Mais ce n’est pas le piercing chez les enfants de 6 ans qui m’inquiète.  En tout cas, pas encore.  Ma fille se préoccupe davantage de l’alphabet que du piercing qu’elle ne pourra jamais avoir au nombril, puisqu’elle n’en a pas (c’est une looooongue et belle et horrible histoire).


Je partage avec vous ce matin une toute petite phrase de rien, banale, semble-t-il, lue dans cette brochure.  Une toute petite phrase commune.  Toujours la même sempiternelle chanson que j’entends depuis que j’ai des enfants et depuis que mes enfants fréquentent d’autres enfants de leur espèce, et patati, et patata.  La voici donc.  Elle me semble un brin pathétique, quoique je ne violerais jamais les règlements de l’école.  De la province.  Les idées reçues de toute une génération d’enfants malades et de parents inquiets.  Voici donc, écrite en caractère GRAS et soulignée, en plus de ça, la petite phrase qui semble endormir tout le monde, mais qui m’inquiète sérieusement, moi:

La gomme, les bonbons, le chocolat, les noix, les arachides, les graines de tournesol, les croustilles et autres aliments de ce type sont INTERDITS à l’école sauf à l’Halloween, à Noël et à Pâques.


Bon.  Je comprends ici que ma fille peut amener des arachides à Noël.  Je trouve ça très drôle puisqu’on lui interdit constamment, même à Noël, d’apporter les vilaines, vilaines noix et les méchantes, méchantes graines de tournesol.  Le plus inquiétant, mais vous l’avez sans doute deviné, c’est que les noix, les arachides et les graines de tournesol, pourtant si riches en antioxydants, en acides gras, en vitamines, en protéines et en calcium font dorénavant parti des bêtes noires à éviter et des “aliments de ce type”.  Dommage.  Triste.  Malsain.  Voilà que nous jouons à l’autruche sans même nous en rendre compte.


Mais attendez encore avant de me pitcher vos tomates!


Tout de suite en bas de cette phrase, je lis (encore en caractères gras… vous savez, à 36 ans, on ne comprend pas toujours!)

Voici des exemples de collations saines autorisées dans notre établissement scolaire


Et voilà qu’on me présente un beau p’tit tableau à trois colonnes.  Dans la première, j’y retrouve les fruits.  Super!  Dans la seconde, les légumes.  Parfait!  Et dans la troisième… Les produits laitiers.  Oups!   Ça se gâche!  Les producteurs laitiers du Québec et du Canada entier doivent se rouler de rire!  Et voilà que l’aliment le moins toléré par l’être humain devient un aliment sain.   En gras et souligné.  Misère!  L’Homme étant ici le seul animal à se nourrir du lait d’un autre animal.  L’Homme étant ici le seul animal à boire du lait après son sevrage.  Genre.  Cette idée reçue qu’il faut boire trois litres de lait et manger cinq tonnes de fromage est tellement ancrée sous mes frisettes que je pleure des larmes de sang quand je me prive de ma colossale brique de Parmegiano Reggiano.  C’est siiiiii bon!  Et c’est tellement en dedans de moi, viscéralement installé à l’intérieur, que m’en priver est difficile.  Possible.  Pénible.


Votre main résiste péniblement à l’attrait de la tomate pourrie?  Il suffit d’inscrire sur Google “lait et allergies” ou “lait et controverse” pour trouver des sites révélateurs et des bibliographies longues comme ça de titres écrits par des médecins, s.v.p.!


De mon côté, c’est l’asthme de Chenapan qui m’a convaincue.  J’ai jeté la prescription de son pédiatre, qui le condamnait aux pompes jusqu’à la fin de sa vie, et j’ai tout simplement coupé le lait.  Pas besoin d’être docteur pour ça!  Finito les problèmes respiratoires.  Plus de râlements disgracieux non plus.  Finito les rhumes à n’en plus finir.  Finies les otites et l’argent jeté par les fenêtres à nourrir grassement les compagnies pharmaceutiques.  Roméo?  Il a coupé le lait.  Résultat?  Plus d’allergies saisonnières.  Plus d’acouphène, sauf quand on se pitche à coeur joie sur la pizza de chez Davis.  Ma fille?  Finito les ronflements.  Et les rhumes.  Et moi?  Finito la boule qui roule dans la gorge.  Les allergies.  Les rhumes.  Les pompes aussi.  Finito tout ça parce qu’un jour, j’ai écouté ma p’tite voix en dedans.  Et ma naturopathe, aussi.  Et mon chiro itou.


Inutile de m’écrire pour raconter que votre fils mourra si je mange des arachides à 100 mètres de lui.  Je le sais.  J’en suis consciente et ça m’attriste plus que tout au monde.  Et ce n’est pas le but de mon billet, ce matin.  Non!


Là, c’est le temps de préparer vos tomates.  Vous êtes prêts?  Attaquez!


Ridicule que le lait fasse partie des aliments sains (OUCH!).  Ridicule aussi de priver les enfants d’un aliment ESSENTIEL et IMPORTANT (les noix!) pour une poignée d’enfants allergiques (Ah!  Moins fort, les tomates!)  Et que fait-on des enfants séropositifs?  Des hépatites?  Des enfants allergiques au lait?  Des enfants allergiques aux carottes?  (Huuummm!  La dernière tomate était un délice!  Miam!).  Devrait-on vivre en quarantaine pour ne pas nuire à notre prochain?


ll m’arrive souvent de me demander pourquoi, tout d’un coup, tous les enfants sont allergiques à quelque chose.  À qui la faute?  Les vaccins?  (OUCH!)  Le lait (AYOYE!)  Les médecins, les gouvernements et les producteurs laitiers?  (PAS SI FORT!  PITIÉÉÉÉÉ!).


Sérieusement.


Pourquoi tant d’enfants allergiques?  Pourquoi tant d’adultes malades?  Je sais, je sais!  Inutile de me battre contre ce mensonge devenu tellement gros que je n’ose même pas en parler à mon docteur quand il me demande comment vont les poumons de Chenapan.  Je suis gênée de lui dire la vérité.  C’est fou, non?  C’est ridicule, non?


Donc, si j’ai bien compris, je dois rendre ma fille malade pour ne pas nuire à la santé d’une poignée d’enfants à l’école.  Je dois la priver d’une protéine importante qui la soutiendra jusqu’au prochain repas.  Tout ça pour ne pas nuire aux enfants allergiques aux noix.  Pire encore!  L’enfants allergique le deviendra encore plus, si c’est possible, car la caséine, la méchante protéine contenue dans le lait, est non appropriée à l’être humain.


http://www.drdesforges.com/smartsection+item.itemid+29.htm

http://www.drdesforges.com/smartsection+item.itemid+31.htm (etc etc etc)


Quoi faire, alors?  Continuer à faire l’autruche et m’aplatir les frisettes?  Ne pas faire l’autruche et recevoir les tomates au visage?  Passer pour une folle hystérique?  Mais ça, c’est déjà fait!  Quoi faire pour protéger les enfants allergiques sans intoxiquer les autres enfants?  Quoi faire pour que les enfants cessent un jour d’avoir des allergies?  Nous avons cessé de croire, je ne sais pas comment ni pourquoi, que la maladie vient de l’intérieur.  Nous avons cessé de croire à la capacité toute naturelle du corps à se défendre de lui-même.  La maladie est quelque chose qui existe et qui a toujours existé et qui existera toujours.  Détruire à jamais les noix et les arachides au détriment des vaccins et des médocs de toutes sortes ne servira à rien.  À rien.


Vous savez quoi?  J’ADORE les tomates… malgré mon allergie!


Ah ah ah hi hi hi oh oh oh eh eh eh!

Nouvelles en vrac. Pas chères pas chères!

Nouvelles en vrac. Pas chères pas chères!

La rentrée:  Nous y sommes!  Bientôt, Enfant du Siècle entamera sa deuxième année scolaire dans une fière école de la campagne.  Petite, l’école?  Oh que non!  Cinq classes de maternelle cette année!  J’habite la municipalité la plus HOT du Québec.  Elle sent un brin le crottin et j’adore son exotisme.

Chenapan:  La garderie se poursuit.  Le réveil se fait beaucoup plus tôt le matin que d’habitude.  Dur dur pour maman.  Dur dur pour papa.  Archidur pour Chenapan.  Un p’tit caractère à enfermer dans un sac en papier et à jeter à la poubelle.  Mais bon.  C’est la vie, et pour que la vie m’accorde les subventions qui aideront peut-être Chenapan à devenir un  jeune citoyen à la parole intacte, je n’ai pas le choix de le domper dans cette cage dorée.  Ça me fait mal au coeur de le voir partir le matin.  Il adore la garderie, même s’il me radote à chaque fois que son éducatrice nourrit tous les enfants sauf lui, qui passe la journée à dormir dans un coin.  Il socialise, et c’est parfait ainsi.  Les enfants doivent-ils ABSOLUMENT socialiser de 8 h le matin à 17 h?

Enfant Du Siècle:  Malade depuis hier.  Le ventre, éternellement et pour la vie.  Toujours ce ventre qui nous hante depuis les deux semaines avant une naissance pénible, une naissance prématurée, une naissance compliquée.  Une chirurgie spectaculaire au ventre dès ses premières heures de vie.  La maman et le papa qui ne pouvaient pas bercer leur enfant comme le faisaient toutes les nouvelles mamans et tous les nouveaux papas.  J’arrête d’y penser.  N’empêche que son ventre couturé, il m’énerve franchement quand il fait mal à ma fille.

Yoga:  Fadette devait partir en retraite.  Une retraite de yoga à Oka cet automne.  Pas de chance!  À moins de m’acheter une voiture et un chauffeur, et à moins de vendre mes enfants pour le week-end…  Pas le choix de rester ici.  Le yoga va bien.  Difficulté avec la charrue, peut-être.  Mal de dos lorsque je reviens au tapis.  J’entre tranquillement dans la posture de la chandelle, un oreiller sous les épaules.  Après quelques minutes à trouver l’équilibre entre l’effort et la détente (j’adore ce principe que j’applique un peu partout dans ma vie), monsieur Seichi nous invite à baisser la jambe droite derrière notre tête pour la remonter.  Ensuite la gauche.  Et puis encore la droite.  Et patati, et patata, jusqu’à descendre les deux jambes derrière notre tête.  Je ne joue plus les contorsionnistes.  J’attendrai, patiemment, que le dos s’assouplisse et accepte de passer par-dessus bord sans protester.

Spiritualité:  Évidemment, pas de yoga sans spiritualité.  Je n’y échappe pas.  C’est comme le végétarisme.  Le troisième oeil, je m’y concentre.  Et je le sens.  Monsieur Seichi nous enseigne à vivre la spiritualité à travers le yoga mais je la vivais déjà.  L’aventure se poursuit et c’est absolument merveilleux.  Et nécessaire.  Et merveilleux.

Végétarisme:  Encore et toujours.  Expliquez-moi ce qui se passe dans ma caboche, s.v.p., pour que mon super hamburger au porc me lève le coeur pour deux jours.  Même histoire pour les hot dog ou des bouts de poulet dans un plat de pâtes au pesto.  Roméo me propose de cuisiner moins de viande pour eux.  Peut-être deux ou trois repas par semaine, ce qui est absolument merveilleux et me donnerait un sérieux coup de pouce pour la préparation des repas.  Je leur offrirai de la viande biologique, alors.  Vite, à la recherche d’un producteur local.  Bio.

Blogue:  J’aime entretenir des amitiés virtuelles avec les lecteurs et les lectrices de la blogosphère.  Je rencontre des gens merveilleux.  Merveilleux!  Le mot est faible.  Mais voilà qu’un étrange lecteur écrit quelques commentaires pour ensuite m’avouer qu’il aimerait discuter littérature avec moi, parce que je semble siiiiiii intéressante, mais s.t.p., efface mes commentaires parce que ma femme est paranoïaque.  Conne un jour, conne toujours, à mon grand malheur!  Je ne changerai jamais!  Me voilà donc qui obéis à ce jeune homme, qui semble, ma foi, fort drôle et intéressant.  Je ne veux rien de plus, et lui non plus.  Mais voilà que tout semble se retourner contre moi et qu’il finit par me dire qu’il est mal à l’aise avec mes attaques perpétuelles et que je semble cacher un problème.  Eh boy!  Des attaques?  Il faut croire qu’il me prenait au tout premier degré, en dessous d’Enfant du Siècle, pour croire que je l’attaquais, le pauvre!  Je lui disais seulement que ma conception de l’infidélité ne le regardait aucunement, puisqu’il me le demandait.  Je me demande à quel point sa femme est réellement paranoïaque, à savoir s’il a réellement une femme.  N’empêche.  À part peut-être quelques élues, des femmes de la blogosphère qui m’écrivent en privé… Écrivez-moi, ça me fera plaisir.  Sur ce blogue.  Écrivez-moi.  J’adore ça.  Mais assumez-vous, s.v.p.  Assumez-vous.

De mon côté, je me promets d’être moins naïve.  J’ai cette tendance à croire que les êtres vivants sont aussi naïfs  et limpides que moi.  Ma pauvre Fadette!  Réveille-toi!