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Archives de la Catégorie Frisettes alphabette
Conférence sur conversation papillon.
Je partage avec vous un extrait de la conférence de Gary Lalancette sur Conversation Papillon, diffusée partout dans le monde francophone. Voici donc, en résumé, l’essence de notre livre.
Pour tous ceux et celles qui en ont assez de tourner en rond, d’être malades, mal dans leur peau, colériques, tristes, dépressifs, insatisfaits, négatifs, ou pour tous ceux et celles qui souhaitent, simplement, voir se déployer un monde meilleur.
Je vous affirme drette-là que je suis très très très fière de travailler avec lui. Que de belles transformations depuis!!!
Les causes de mon absentéisme.
Les ceuzes d’entre vouttes qui ont déjà entraperçu le boutte de mes frisettes savent qu’en se moment j’écris beaucoup. Beaucoup. Beaucoup. Et beaucoup.
Ce n’est un secret pour personne, dorénavant, et disons que ça me donne une raison de plus de poursuivre mes deux projets. Tsé, quand on se mouille le bout du gros orteils, pas de s, il faut y aller de plein gré et sauter au complet, tant qu’à y être. Là, maintenant que j’ai révélé une partie de mon secret, je n’ai d’autre choix que de terminer ce projet. Euh non! Ces projets.
Voilà. Vous savez tout tout tout, ou presque tout.
D’un côté, un manuscrit de plus de quatre cents pages qui macère, se repose, se réveille pour se re-reposer, et, de l’autre côté, un guide d’éveil spirituel (quoi d’autre?) écrit en collaboration avec mon bon vieil ami, devinez lequel. Lui, il dicte, il enseigne, il prolifère, tandis que moi, j’épluche mes pommes pour une tarte aux pommes et j’écrase mon tofu entre un chapitre et des corrections, le coeur ouvert grand comme ça. En attendant, sous mes frisette, mijote une deuxième idée de manuscrit.
Deux textes bientôt à paraître sur Alchymed.com, quelques publicités, un site internet, une pochette de disque de méditation, sans doute une seconde, et un projet de maison d’édition. La vie n’arrête pas de tourner, elle tourne à mon rythme, et elle tourne bien.
Coucou!
C’est moi. Je suis là. Enfin pas là là, mais là, tout de même. Un peu plus au sud, mais plus tout à fait. Du poids en plus (à peine!), de l’argent en moins, des vêtements neufs dans des sacs “verts” et la chevelure aérée, douce, allégée après cinq coups de ciseaux. Pas raccourcie. Ça non, pas question. Mais aérée, si si si!
Lecture pour rouler ma route, vers le sud, et puis vers le nord, vers les english, et puis les franglish, lecture lourde, toute en dérision, en humour noir, plume folle, généreuse, magnifique: Paradis, clef en main, signé par notre mystérieuse et défunte Nelly Arcan. Du talent gaspillé, parce que celle-là, elle écrivait bien.
À chacun sa vie…
Été, été.
Dans le désordre:
Jardinage. Bécker bobo. Week-end de méditation. Oliver Jones. Camping. Gatineau. Lecture dans MA balançoire. Salutations au soleil. Sangria. Deux semaines sans nenfants. Lac St-Jean. Kayak. Méditation. Écritures. Yoga. Montréal. Amitiés. Québec. Visites à la maison. Lac Kénogami. Rickard’s white. Tofu sur BBQ.
Et ce n’est qu’un début!
Oups! J’avais oublié le titre!
Lu et vu: Ensemble, c’est tout. J’ai préféré le lu, mais le vu, quand on n’a pas lu, c’est un délice, mon lulu! Et même quand on a lu, c’est un délice aussi. Moi, Philibert Marquet de la Durbellière, c’est le personnage de ma vie.
Vu: Le scaphandre et le papillon. Ça, franchement, j’en ai eu les deux jambes coupées. Façon de parler. Estomaquée. Sans voix. Je n’ai pas lu, mais oui, je le veux!
Commentaire de moi à vous: Inutile de préciser que je suis incroyablement en retard sur tout ce qui se lit et tout ce qui se voit. Ok? Je le sais, je le sais, je fais de mon mieux pour récupérer… quoi au juste? Le temps perdu? Meuh non! Il n’est jamais perdu, le temps. En tout cas. Beaucoup de choses à voir et à lire.
Livre trois.
Je suis en deuil depuis hier. Un deuil intense, je vous le jure! Terminé, Ensemble, c’est tout. Finito. 600 et quelques pages de bonheur, d’amusement, de distraction et de mots étranges, exotiques, que je m’amusais, dans le silence de ma chambre, à rouler dans ma bouche. 600 et quelques pages à dévorer ces personnages, ce Philibert, très drôle malgré lui, cette Camille-tête-de-pioche, ce Franck attachant et cette Paulette, la mémé adorée et adorable, qui change la vie de tout le monde autour d’elle. Je les quitte à regret, certes, pour en retrouver d’autres, aussi beaux, intenses, oiseaux blessés ou bestioles sympathiques. Qui sait?
Je suis en deuil, mais en deuil positif! Encore un roman qui a changé ma vie, comme tous les autres que j’ai lu ces derniers mois. En 7 jours, j’ai vécu de formidables bouleversements par l’intérieur en lisant ce livre. Chanceuse, vous dites? Voilà pourquoi j’aime lire. Voilà pourquoi tous, nous devons lire! Rares sont les livres qui me laissent dans l’indifférence la plus totale. Rares rares rares, car je les choisis toujours soigneusement. Mieux encore! C’est eux qui me choisissent. Oui oui! C’est vrai! On dirait presque qu’ils m’appellent! Presque!
Le livre numéro trois. J’ai oublié le titre. Ah! J’y suis! L’héritage sprirituel amérindien. Différent, celui-là, car il s’agit d’un ouvrage sérieux, écrit avec conscience. Un outil qui se targue de vouloir éveiller un brin nos consciences en ces temps modernes où la spiritualité et le sens profond de la vie fuient l’homme occidental. Cet ouvrage, suggéré par l’auteur de Seichi yoga (très sympathique, soit-dit en passant) tombe à pic dans ma vie. Je tais encore les choses, mais un personnage à moi est une grand-mère bla bla bla qui enseigne bla bla à sa petite-fille bla bla bla bla bla bla. Je me comprends. Et voilà encore quand je vous dis que ce sont les livres qui me choisissent! Je désirais lire un truc sur la spiritualité des Amérindiens et VLAN! Voilà, Fadette, vos désirs sont des ordres!
Et maintenant, et maintenant, qu’est-ce que je désire, en fait?
Ensemble, c’est tout.
Après l’exploration du Continent Ultime avec Les thanatonauthes, voici un roman plus lent, très différent du premier, mais non moins d’une qualité exquise.
Cette histoire magnifiquement écrite, lente, douce et à l’accent français qui transpire par tous les mots, par toutes les expressions, et me fait bien sourire, me fait penser à un thé luxueux, très doux, qu’on savoure en silence, une gorgée à la fois, et qui se déploie pour révéler des saveurs si subtiles qu’elles pourraient nous passer sous le nez si nous ne sommes pas pleinement présents lors de la dégustation. Ensemble, c’est tout manquerait franchement de saveur s’il avait mal été écrit. Par chance, ce n’est pas le cas.
Voilà ce que je pense de ce magnifique roman d’Anna Gavalda.
Honnêtement, je suis sous le charme de l’écriture, simple, indiscrète, analytique, peut-être, mais sans perdre pour autant un caractère intime qui nous donne cette impression d’espionner chaque atome, chaque coin et recoin les plus secrets des personnages qui sont, eux, tous plus attachants, sensibles ou exubérants, les uns que les autres.
J’admire le talent de Gavalda d’écrire la simplicité même d’une petite histoire sans prétention (plus de 600 pages!) en lui rendant sa beauté intrinsèque. Car écrire est bien autre chose que de raconter une histoire compliquée, grandiose avec une fin qui choque ou qui marquera à jamais les consciences. Écrire, c’est aussi décrire, c’est entrer dans la conscience des personnages et d’épier le moindre petit détail, sans pour autant rendre l’ouvrage ennuyeux.
Gavalda écrit comme elle parle, sans aucun doute, rendant parfois la lecture un brin compliquée pour la Québécoise que je suis. Je ne lui en veux pas, au contraire, et nous voilà submergés par cette adorable histoire d’amitié, d’amour et d’entraide aux accents parisiens.
D’abort, il y a Camille Fauque la trop maigre. Ensuite, Philibert Marquet de la Durbellière, l’aristocrate bègue, et Franck le rustre. À eux trois, ils forment un clan hétéroclite qui se tissera serré au fil du temps. Très bientôt se joindra au trio la grand-mère de Franck, paniquée à l’idée de vivre dans une retraite de vieux, loin de son jardin et de ses chats.
J’adore ce genre d’histoire qui raconte comment des gens, si différents les uns des autres, des gens qui normalement ne devraient même pas se connaître, finissent par se rencontrer et, par la force des choses, vivent chacun leur tour une transformation qui bouleversera leur vie.