Archives de la Catégorie Défrisée.

Parce qu’il m’arrive de chiâler!

Habiletés sociales.

Habiletés sociales.

Chers parents

Depuis l’an passé, nous travaillons avec les élèves le développement de certaines habiletés sociales.

Afin de consolider l’acquisition de ces habiletés, dans les prochaines semaines, nous allons encore une fois mettre en pratique l’habileté sociale de la politesse “Dire bonjour, merci et s.v.p.”.  Nos slogans seront:

1) Pour demander, il n’y a pas de secret: dites S.V.P.

2) Avec un BONJOUR, la journée commence sans détour.

3) La gratitude c’est poli, dites MERCI!

Nous vous encourageons à travailler dans le même sens à la maison afin d’obtenir des résultats encore plus appréciables.  Afin de nous assurer que vous avez bien reçu l’information, nous vous demandons de retourner à l’enseignant de votre enfant le coupon-réponse ci-dessous.

Et patati, et patata, petite patate, tant pis pour toi…  Ainsi de suite.

Coupon-réponse à retourner à l’école.

J’ai pris connaissance de l’information sur les habiletés sociales.

COMMENTAIRE:  C’est désolant de constater que la politesse n’est pas acquise à la maison et qu’il faut gaspiller du papier pour éduquer les parents.  SIGNÉ:  Petite Fadette, maman d’Enfant du Siècle et de Charmant.

Maison à voler.

Maison à voler.

Oyé oyé!

Je suis à la recherche de voleurs potentiels!  De toute façon, vous êtes déjà là, vous nous avez volé une fois, vous êtes venu nous visiter quelques fois, nous vous attendons.  Nous allons même vous aider!  D’accord?

Tant qu’à y être, allez-y, servez-vous, faites comme chez vous, mais n’oubliez pas que vous êtes chez nous!  Prière d’enlever vos chaussures.  La pelle est sur le balcon.  Peut-être pourriez-vous en profiter pour déneiger lorsque le temps sera venu.  D’accord?  Ça sera plus prudent, autrement les marches sont tueuses, par chez moi.  Je tiens à vos petites fesses, moi!  Prenez garde de bien les serrer!

Si vous préférez, je peux vous fournir notre code de sécurité.  Je vous écrirai même le nom de mon chien de garde, et celui de mon tueur à gage, tant qu’à y être.  J’ai un amant caché dans la cours arrière, un autre dans le garage, et deux au sous-sol.  Ceinture noire tous les six.  J’ai l’esprit pratique.  Et du coup, je vous refilerai la liste des dix meilleurs objets à voler chez moi, à commencer par un NÉNORME vibrateur rose à pois mauves, mais attention, il est intimidant… avec un peu de pratique, vous vous amuserez longtemps.  Deux fusils à eau, une télé cuvée 2001, une litière pour chat et des rideaux achetés chez Bouclair.  Ah oui, notre vieille bagnole, fidèle mais un peu usée, ne demande qu’à être prise.  D’accord?  Merci!

Si ça vous va, ça me va!

Ah non! Encore Noël!

Ah non! Encore Noël!

HUM.

Cette année, les enfants ont décidé de recevoir UN seul cadeau.  Cette décision vient d’eux.  Disons qu’ils ont été influencés un p’tit peu, mais la décision FINALE vient d’eux.  Le Père Noël viendra à la maison, et non pas chez les grands-parents, et il apportera un seul cadeau par enfant.  UN.  

Les enfants ne veulent même pas fêter Noël avec les oncles, tantes, cousins, cousines et grands-parents.  Tout un scandale!  Ils veulent rester ici.  Je crois qu’ils sont fatigués de parcourir 900 kilomètres cinq ou six fois par année.  Je les comprends.

Disons que quelques membres de notre famille ont ben de la misère à digérer, à accepter, et à respecter cette décision que nous avons prise.

Je trouve ça triste!

Faut que ça sorte!

Faut que ça sorte!

J’ai passé dix jours à cuisiner de la viande pour la personne la plus capricieuse que je connaisse.  C’était mon invité, je le savais, je m’y attendais car le manège dure depuis presque dix années.  Pendant dix jours, je me suis faite très petite, ne cuisinant que pour cette personne, passant mon tour l’heure des repas, me contentant de soupe et de pâtes, la servant avec le sourire, me levant plus tôt pour lui préparer le café, son sucre, son pain.  Pendant dix jours, j’ai été aimable, serviable, souriante la plupart du temps, ignorant la nourriture qu’il boudait parce que ça ne lui plaisait pas.

Pas une seule fois, pas une seule, je n’ai récolté un seul MERCI, ou un seul regard de reconnaissance.  La prochaine fois, je lui prépare ma meilleure recette de tofu.

Fallait que ça sorte.

Futées fourmis!

Futées fourmis!

Je vous le dis tout de suite, sans prendre de pincette:  les fourmis charpentières, c’est de la merde.

Maintenant que c’est dit, je tais toute la galère provoquée par l’extermination des charpentières dans ma maison.  Ici, c’est un vrai 1er juillet.  Pire encore, nous sommes quasiment en démolition, avec toute cette laine minérale qui pique la peau entassée en une gigantesque montagne rose, pour ne pas dire un gros tas mou de laine qui pique, dans notre sous-sol fraichement terminé, fraichement rangé, fraichement nettoyé.

Entre vous et moi, il y a pire que ça dans la vie et j’ai pu visiter une copine nouvellement exilée au Saguenay et souper avec de vieilles (jeunes) branches de la région.  Je me rattrape sur l’épithète “jeune” pour éviter les tomates pourries.  D’accord?  D’accord.

Bref, journée passée à mourir de chaleur et à cultiver des fantasmes rafraîchissants, mais l’amitié et le vin aidant, et j’oubliais la bière également, et la pizza et le poisson pané, et aussi les frites (oh misère!), j’en ai oublié mes fourmis. 

Géniale la vie!

Ma semaine de vacances.

Ma semaine de vacances.

Commençons par le commencement.

Comité d’accueil particulier à mon retour de Montréal.  Une vingtaine de fourmis charpentières au sous-sol, une dans la douche, deux dans la cuisine.  Vingt fourmis dans la maison, trois colonies de fourmis charpentières.  Grosso mode, plus de 15 000 sympathiques bestioles fourmillent entre les murs de ma maison.  Vous savez, ces fourmis costaudes qui raffolent de l’isolant et du bois pour s’y construire un nid et un garde-manger des plus sophistiqués?  Elles ont dû rire en fouinant dans le mien, tant que j’y pense, parce que le mien, côté organisation et sophistication, il y a beaucoup de chemin à faire.  Plusieurs centaines d’années d’évolution à prévoir, minimum.

Visite d’un sympathique luron, entomologie de formation et exterminateur redoutable – je le souhaite.  Je dois faire le vide des armoires, surtout le bas, et déplacer tous les meubles.  Le produit très biologique et sécuritaire pour tous (c’est une blague!) sera pulvérisé dans la maison, dans les garde-robes, dans le grenier, à l’intérieur des quatre murs sur les trois étages (il faut enlever notre plafond suspendu au sous-sol.  Vive les plafonds suspendus.  C’est très laid, mais c’est pratique le temps venu, les plafonds suspendus!!) et le terrain, en tout cas tout autour de la maison.  La facture:  1  200 dollars plus les taxes.  Ajoutez à ça quelques zéros, et vous obtiendrez la facture que nous devrons payer pour serrer la main à Kate pis William.  D’un côté comme de l’autre, la facture est salée pour pas grand-chose.  En fait, beaucoup de troubles pour pas grand-chose, de notre côté.  Remarquez que ça sera l’occasion idéale pour moi de repenser mon garde-manger.  Ou d’avaler un gallon de lave-glace, comme ce pauvre con…  Qu’en pensez-vous?

Et quel heureux hasard (je ne crois pas aux hasards!) que les enfants ne sont pas là!  Dans le cas contraire, j’aurais dû m’absenter plus de 8 h.  À présent, 4 h à peine suffisent pour éviter les effets désastreux qui ne sont rien à comparer du fait d’essayer de se suicider au lave-glace.

Ensuite…  Euh…  Mon potager.  Une salade de mauvaises herbes, ça vous dit?  Hum!  Avec une vinaigrette de jus de chenille…  Un délice à vous donner envie d’avaler du lave-glace!  Bah!  Tout médecin digne de la profession vous le dira:  le vin annule les effets du lave-glace.  Un exemple?  Facile!  Ouvrez votre téléviseur.

Les oignons verts.  Délicieux.  Les radis sont franchement meilleurs que l’an dernier.  Les carottes poussent timidement.  Il faut dire que la chaleur met du temps avant de chauffer.  Mais je vous assure que la présence tout en largesse de la mauvaise herbe me donne des envies de la cultiver pour consommation personnelle.  Croyez-vous qu’un juré soit scandalisé par le fait que je nourris mes enfants de mauvaise herbe?  Fort possible.  Entre ça et 20 et quelques coups de couteau bien assenés, il n’y a pas de doute… 

Bon.  Quoi d’autre?  Ah!  Ma fin de semaine de méditation!  Ce soir, une petite portion méditative avec le groupe.  Demain, une journée pleine!  Dimanche…  Une pleine journée.  Je suis tout émoustillée.  Les effets de la méditation sont spectaculaires, je me répète, je sais.  Maintenant, entre un sac de chips et deux prunes, je choisis…  Trois prunes.  Terminé, ou presque, le grignotage entre les repas et les fringales tardives.  Mon ventre me remercie, ma robe en soie aussi. 

Sinon, c’est le calme plat dans ma tempête vacancière.  Les enfants ne s’ennuient pas auprès de grand-maman.  Pourquoi s’ennuyaient-ils à se gaver de cochonneries et à se faire servir comme des rois, dites-moi?  Deux enfants ont été moins chanceux qu’eux.  Et le père s’en est tiré les deux doigts dans le nez. Des envies de meurtres?  Suivez les conseils de ce trop sympathique docteur machin.  Triomphe assuré.

Maintenant, je comprends encore plus pourquoi je ne regarde plus la télé.

Ciel!

Ciel!

Ça m’a pris des heures avant de me rendre compte que j’ai trucidé tout un clan de jolies Pensées, désherbant avec énergie et conviction ces petites feuilles vertes aux contours ciselés que j’ai pris par mégarde pour de vulgaires “mauvaises” herbes.

Pas de chance.

La bonne nouvelle, c’est qu’il doit m’en rester quelques unes dans mes Joubarbes.  Ça pousse n’importe où.

Heureusement, ça se resème…

… comme de la mauvaise herbe!

Finalement, tout est une question de perspective!

Moi, je les aime bien mes pissenlits sur la pelouse.  Ça fait des fleurs à Charmant pour donner à sa maman.

Qui a dit qu’on devait à tout prix détester les pissenlits?

Misère!!!

Misère!!!

Mauvaise nouvelle pour moi et mes fesses.


Elles, mes fesses, n’entrent plus dans mon skinny.  Les cuisses non plus.  En tout cas, de justesse.  Plus capable de fermer mon jean.  Ce jean, jamais capable de le porter l’hiver.  Là, c’est plutôt bon signe, car je commence à ne plus être capable de le porter à partir de mai, au lieu de décembre.  C’est bien.  C’est très bien.  Je sauve cinq mois de pantalon de yoga.


Mais c’est tout à fait catastrophique!


Défi dix fruits et légumes chaque jour pour la vie.  Même si je dois envoyer Roméo à l’épicerie en semaine.  Pas facile, la vie rurale.


Tant pis.


Ça lui fera moins de fesses à “pogner” comme il dit.