Pour moi, cette simple petite phrase signifiait,du temps de mon enfance, « mange le petit poulet qui a été égorgé », « mange cette vache qui n’a jamais vu la couleur du ciel », « mange ce petit cochon qui jamais ne pourra respirer l’air frais de la campagne ». Je me rappelle cette femme, infirmière psychiatrique de métier, qui se moqua de moi alors que je mangeais du bout des lèvres un cipâte de lièvre et de toutes sortes de petites bêtes de la nature: “Ton problème, ma chère, il est entre tes deux oreilles ». Dans ce même cipâte, il restait un morceau de balle.
Mais là n’est pas mon propos. Avec les ans, et surtout avec ma pratique du yoga et de la méditation, et les soins énergétiques, mon dégoût de manger des êtres conscients est revenu, et j’en suis bien heureuse. J’apprécie la cuisine végétarienne plus que jamais, quoique manger végé dans une famille de carnivores peut représenter un problème. Tant pis! La prochaine fois, j’amènerai mon tofu et mon excellent végépâté à la pistache sans pistaches. Kin toi!
D’où vous est venu ce dédain à l’origine? Y a-t-il eu un élément déclencheur outre votre sensibilité au Règne Animal?
Depuis quand tu me vouvoies, toé? J’ai jamais eu dédain. Juste une sorte de malaise, enfant, à l’idée de manger un être très près de l’Homme. Demande à ma mère! J’ai fini par enterrer ce malaise, par conditionnement, et parce que les grands riaient de moi, mais il est revenu à la surface avec la méditation et tout le tralala.
Scuze-moué de t’àwouèrrrrrre vouvoyé la Grande là-là. Cé tu mieux comme ça là là??
Je prends tout les moyens pour avoir des nouvelles …comment vas-tu ????
à cause d’un virus je n’ai plus aucun courriel …peux-tu m’envoyer un ti coucou et ne profiter pour me dire comment tu vas…:)